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April 18 Entrée des artistesJ'ai lu récemment: "Au XIXe siècle, les femmes qui fumaient dans la rue étaient des prostituées ou des artistes, ce qui revient au même". Cela m'a fait réfléchir sur la position sociale des artistes.
De nos jours les artistes font rêver. Pourquoi? Peut-être tout simplement parce qu'ils ont su conserver leur insouciance d'enfant. Eux, assument d'être différents, de ne pas coller au modèle social. Il n'est pas rare de croiser un artiste au look farfelu, et d'ailleurs il en est excusé. Et même, quelqu'un à l'allure improbable est assez facilement qualifiée d'artiste.
Mais qu'est-ce-que ça veut dire?
Est-ce péjoratif?? Une reconnaissance??
L'artiste a besoin de se démarquer pour exister, pour faire accepter son oeuvre. Pour ne pas passer pour un fou il est obligé de se plier à, finalement, la pression que la société exerce sur lui. Avez-vous déjà vu un joueur de rock habillé normalement? Que seraient Amy Winehouse sans son eye-liner, Kiss sans son maquillage? Des gens comme vous et moi et ils n'auraient rien d'exceptionnel.
Il faut d'abord attirer le regard pour que l'on se penche sur ce que vous faites. Il est terrible de se dire que ceux-là même qui voulaient sortir des sentiers battus ne font, en somme, que ce que la société leur demande: afficher leur différence par un signe distinctif qui permettra aux autres groupes sociaux de les assimiler.
Alors la véritable prouesse serait-elle de passer inaperçu et pondre des chefs-d'oeuvres tels les Renan Luce ou Yaël Naïm? Et si tel est le cas, comment reconnaitre un artiste d'un être lambda? Est-ce si important de sortir du lot? Quelle est la motivation première des artistes?
Beaucoup vous répondront: "Donner du plaisir", "Passer des messages politiques, de paix...". Mais honnêtement, nous sommes tous conscients que la reconnaissance sociale est le seul but qui nous anime (même, et surtout, ceux qui s'en défendent!).
La vie en société de nos jours est très dure. Tout le monde peut faire ce qu'il veut: devenir boulanger, musicien, ouvrir un restaurant... Sous couvert de "s'épanouir" nous recherchons le regard de l'autre, son amour, peut-être même son envie.
En ce sens nous sommes tous un peu des artistes, chacun à notre manière. Certains écriront, d'autres chanteront, joueront la comédie, jongleront que sais-je?
Cela est très rassurant de se dire qu'au fond de chacun de nous existe une petite graine d'artiste qui ne demande qu'à germer. Encore faut-il en avoir l'envie, le talent et le courage.
Les artistes sont pour moi des éternels adolescents qui rechercheront toujours l'amour du public, le reflet de leur existence dans le regard de leurs fans. Je voudrais être de ceux-là, je l'assume. N'étant pas sûre de moi j'aimerais savoir si ce que j'aime faire (jouer de la musique, chanter, écrire) me déterminera comme artiste à part entière et si je pourrais ainsi me réaliser. J'entends par là que je me cherche encore, que je ne sais pas quel est mon avenir ni où il se déroulera. J'essaie donc de vivre plusieurs vies, ce qui n'est pas de tout repos mais me donne l'impression de vivre tout simplement. J'espère me démarquer comme chacun de nous, sûrement dans l'art musical pour exister sous une appelation:
Artiste. December 23 Bilan annuel (et non dépose de bilan!!)Comme l'année dernière je vais effectuer un petit bilan de mon année 2007.
Elle fut certes plus remplie que la précédente et pour ceux qui m'ont côtoyé, ils savent combien de changements j'ai pu avoir.
J'ai tout d'abord, non sans douleur, commencé par passer d'une vie tranquille à 2 à une vie de célibataire dans un petit studio. Donc il s'ensuit les galères que j'ai pu accumuler, j'ai fini par être SDF pendant un mois et demi (merci à mon Ti Boubou des îles, ma soeur, mon frère et tous les autres qui nous ont hébergés, mon chat, mes affaires et moi. C'est comme ça que j'ai pu apprécier l'affection des membres de ma famille et de mes amis. Vous m'êtes extrèmement chers et j'espère être là pour vous autant que vous l'avez été pour moi cette année.
Grâce à toutes ces catastrophes j'ai repris le contrôle de ma vie: pour la 1ère fois je me sens actrice et je décide de ce que je veux ou non.
C'est comme ça que je suis partie en Tunisie avec Audrey un peu sur un coup de tête et nous ne regrettons pas toutes les deux!!!
D'ailleurs ma bichette je ne sais plus comment te dire combien je t'aime. Sache que je serais toujours là pour toi et que ma porte est grande ouverte pour toi. Je nous souhaite autant de bonheur et de rires partagés en cette année 2008!!
La transition est faîte pour parler de ma sphère amicale.
Tout d'abord je me suis rapprochée de mes amis déjà en bonne place, puis j'ai retrouvé Dalia, ma meilleure amie de 6e que je n'avais pas vue depuis 12 ans et avec qui je suis toujours autant complice.
Je pense aussi au message d'anniversaire qu'Alice m'a envoyé de Libye: ça m'a énormément touchée.
J'ai aussi rencontré des gens formidables et je ne remercierais jamais assez le ciel de les avoir mis sur ma route: Guillaume et Mathieu avec qui j'ai passé d'excellents moments. Mathieu (ou Gasper) tu es mon petit rayon de soleil de Rennes (après Ti Boubou, normal). Tu me fais délirer et j'ai hâte de te revoir!!!
Ensuite, et non pas le moindre: mon nouveau meilleur ami, j'ai nommé le seul, l'unique (roulement de tambour que je ne sais pas encore faire):...........Nicolas!! Dit aussi El Mago (oui, celui qui pourrit mon Livre d'Or).
Je ne pensais pas rencontrer quelqu'un (du sexe opposé qui plus est) avec qui je pourrais avoir autant d'affinités. Et ce en très peu de temps puisque nous ne nous connaissons que depuis novembre. Tu éclaires ma vie d'humour, de soleil, de rires et dieu sait que j'en ai besoin. Tu es toujours là pour moi malgré le fait que tu vives à la cambrousse. J'adore nos soirées à l'Etage (pour critiquer les danseurs et même Shaman sur scène, le pauvre), nos soirées vidéos chez moi, nos affiches dans le métro, enfin tout.
Je nous prédis encore une grosse année de déconnade!!
Forte de toutes ces galères et de tous ces défis relevés, je me suis même enfin lancée dans ce qui me tient le plus à coeur dans la vie: la musique.
J'avoue que les compliments avisés et professionnels de Geoffroy et Guillaume n'y sont pas pour rien (enfin il aura fallu que je sois bourrée pour chanter devant vous). Si mes projets de chant ne sont pas encore réalisés, je suis contente de prendre des cours de salsa avec Florian: Flo je t'adore même si tu me fous des coups de coude dans le menton en faisant le "cadenas" et je suis contente que nous maîtrisions ENFIN ce fameux Di le que no!!!
Sinon je m'épanouis totalement dans mes cours de percussions. J'ai d'abord commencé par le djembé avec Anaël qui m'a ensuite proposé d'intégrer son atelier de percussions urbaines et afro-cubaines. Je dois dire que je n'aurais pas eu l'idée d'aller vers ça et en fait je m'éclate complètement (les mains aussi puisque je sors toujours avec des hématomes et des ampoules). Je touche à plein d'instruments et je ne sais pas où donner de la tête tellement ça me plait!!
Pourquoi pas une reconversion, sachant que mon prof m'en pense capable?
Donc je suis pleine de projets pour cette nouvelle année et j'espère en remplir un maximum!! Je nous souhaite beaucoup de bonheur, de rencontres qui changent tout, de musique et surtout d'AMOUR!!!!!!!!!!!! October 24 1er cours de djembéComme dit une de mes patientes: "Il n'y a pas d'âge pour les premières fois"...Je dis ça parce qu'en ce moment je me lance dans diverses choses, mais qui me trottaient dans la tête depuis quelques années.
Aujourd'hui j'ai accueilli Anael dans mon modeste chez-moi (modeste au sens propre).
Anael est professeur de percussions et a eu l'aimable idée de venir extraire de moi ce fameux "bon son"!.......Moyennant quelques finances quand même ("Aidez les artistes M'ssieurs-dames!!").
Willow a eu le coup de foudre pour lui. Elle a passé presque 2h à se frotter sur ses jambes, à tourner autour de nous, à se cacher dans la housse de son cajon.... J'étais un peu gênée quand même!
Comme un goût de déjà-vu, il m'a demandé avant toute chose d'improviser pour lui montrer ce que je savais faire (là j'ai tout de suite pensé à la prof de salsa!!). Mais comme il met les gens très à l'aise, nous nous sommes entendus sur pas mal de rythmes.
Il a essayé (le pauvre) de me sortir de moi-même pour faire sortir ma sensation de l'instrument et de sa rythmique. En gros, il m'a fait faire des trucs ridicules alors que c'était la première fois qu'on se voyait. Mais finalement, avec le recul, c'est vrai que ses tuyaux marchent bien (comme s'il était pro en fait..).
J'ai donc tour à tour fait des bruits inconnus de la Création, marché de long en large dans mon salon (visualisez pour ceux qui connaissent mon 100m²) en chantant, ou plutôt en gueulant, un rythme par des onomatopées (le genre de truc que t'ose à peine faire sous ta douche tout seul) accompagnée par le cajon de mon prof et j'ai même été jusqu'à le déboussoler.
Oui, j'ai été capable de déboussoler mon prof de percu....mais pas forcément dans le bon sens finalement...
Il me demandait de faire un rythme et il m'accompagnait. Jusque là rien de bizarre ("Tu coné bizarre?"...dédicace pour Ti Boubou, j'ai pas pu m'en empêcher). Moi je joue sans réfléchir (parce que la réflexion élimine tout sens de mes interprétations: comme quoi pour être musicien vaut mieux être con), et là il s'arrête et me regarde d'une drôle de manière, un peu perplexe. Du coup je m'arrête aussi. Et là il me dit: "Oui.......les impros c'est bien mais c'est pas ce que je t'avais demandé en fait.................".
Moment de solitude mais qui n'a pas duré.
En tous cas je suis contente d'avoir fait sa connaissance car je pense que nous allons passer de bons moments musicaux.
Il y a juste une petite chose qui m'effraie quant à la pratique de cet instrument fort agréable au demeurant, c'est la tête de mes doigts en fin de session...
Moi qui ai des doigts fins et délicats, je me suis retrouvée avec des saucisses à la place!! Attention! Je ne suis pas encore arrivée au stade des Knacki ball! Mais je n'ai pas réussi à remettre mes bagues avant un certain moment, j'avais du mal à refermer mes mains et plusieurs heures après, je les sens encore.
Etrange que cette sensation.....ce n'est pas désagréable mais difficile à gérer dans la vie quotidienne (surtout quand on enchaîne avec un cours de salsa: merci au Mojito qui décongèle).
Forte des ces débuts je vous donne rendez-vous avec Les Pas Trop d'Boulot quand Madek se sera trouver un sens du rythme.....
October 16 1er cours de salsaCe soir, Florian et moi avons pris notre premier cours de salsa.
C'est après qu'il m'ait convaincue (ou peut-être était-ce l'inverse?), que nous avons recherché une école pouvant accueillir de grands danseurs tels que nous.
Notre choix s'est évidemment porté sur l'unique école française spécialisée dans les danses latines et tropicales: il fallait au moins ça!
Armés de nos sourires et de toute notre bonne volonté, nous avons pris place dans le studio de danse. Là, la prof nous dit bonjour et enchaîne sur un "Nous voici à la 5e semaine sur le programme de 12 semaines! Donc maintenant que vous connaissez bien les pas de bases on va faire des passes plus compliquées".
Florian et moi nous regardons et vivons un grand moment de solitude.......................
Nous voilà projetés au milieu d'une session où tous les autres sont déjà au point!!
Dans le stress nous essayons de suivre nos partenaires dans des Cuban avant et arrière, des Pasea la, des Cuban pivot et le fatal Di le que no. Celui-là est fatal pour moi car en une heure je n'ai toujours pas su le réaliser correctement!! Mais c'est normal quand on a pas eu le cours!!!!!
Bref je me suis sentie très bête et surtout j'avais de la peine à suivre le rythme de chacun des mecs du cours.
Il faut que je précise que la salsa cubaine se danse en rueda (c'est-à-dire que les couples sont en cercle et la prof qui est le meneur annonce les pas à exécuter. Quand elle frappe des mains les garçons changent de partenaire). Or chacun avait un rythme différent et une façon toute personnelle de faire les pas.
Ainsi j'ai eu droit au cas social binoclard en pantalon de velours années 70 moulant allant sur les 55 ans qui bavait dans mon décolleté (j'avoue que je n'ai pas été inspirée en mettant un haut aussi avantageux) et ne savait manifestement pas danser, même pas la bourrée normande; le gars trop petit mais qui compensait par une danse TRES énergique, très sérieux comme si sa vie en dépendait, ne regardant que lui dans la glace; le vieil antillais qui m'engueulait parce que je me trompais de pied (comment je pouvais deviner que les filles partent toujours sur le pied droit si on ne me le dit pas??!!); un jeune aussi perdu que moi donc on rigolait, ou encore d'autres assez indulgents mais dont je sentais l'agacement car je n'avais pas leur niveau.
Je crois que c'est ce qui m'a le plus gênée. Nous arrivions avec un beau niveau de débutant et étions prêt à avoir l'air ridicule, mais là j'ai eu l'impression de les agacer plus qu'autre chose. Et j'avais beau leur demander de m'excuser car ce n'était que mon premier cours, je crois que pour certains ça n'a pas suffit.
Mais il faudrait qu'ils réalisent qu'ils ne sont qu'au cours n°5 du niveau 1!!
Bref, étant plus increvables que le chiendent, Florian et moi en avons pris pour 6 mois afin de prouver à ces pseudos-salseros que nous aussi étions capables d'en faire autant!!
Donc rendez-vous est pris pour un prochain soir au Barrio Latino afin qu'on vous fasse une démo (pour une fois qu'on osera aller au milieu de la salle....).
Encore faut-il qu'on se remette de ce premier cours....!!
October 11 Super MapuAprès beaucoup de galères, de stress et de clash, je suis ENFIN dans mon chez-moi!!
Pour la première fois de ma vie je vais vivre toute seule!......Bon en fait c'est déjà le cas depuis 5 jours....
N'empêche qu'en quelques jours j'ai fait plein de nouvelles choses:
- aller à la laverie et croiser le psychopathe du quartier
- dormir sur un matelas gonflable qui grince sur le parquet dès qu'on se retourne
- rendre habitable un véritable taudis
- inonder mon voisin du dessous (mais ça durait depuis 2 semaines donc je ne suis pas en cause)
- faire mes courses au jour le jour parce que je n'ai pas encore de frigo
- fabriquer des rideaux maison (un drap coincé dans la fenêtre fait très bien l'affaire!)
- acheter, payer cash et porter un ordinateur fixe du bout de Paris jusqu'à mon 6e étage sans ascenseur (et je ne parle pas de son installation et de sa connection internet faites en un clin d'oeil).
Bref je suis très fière de pouvoir vous dire: venez quand vous voulez!!! Ma porte vous sera toujours ouverte, enfin sauf en hiver car je n'ai pas encore de chauffage. Bien sûr je vous conseille de me passer un petit coup de fil avant afin de ne pas vous farcir les 6 étages pour rien....
Venez pour dîner (faut presque amener son repas mais bon), prendre un verre (et dire que je peux même pas mettre une bouteille de blanc au frais..) ou tout simplement se poser pour écouter de la musique, discuter...
Cette après-midi c'est la première fois que je rentre directement après mon boulot! Enfin il faut quand même que j'appelle EDF, que je commande mon canapé-lit chez Ikéa mais sinon ce ne serait pas marrant!
Je tiens à remercier ici tous ceux qui m'ont aidée ces derniers temps en me soutenant, m'hébergeant, m'écoutant, me déménageant, m'eménageant (oui ça s'est fait en 2 fois), me divertissant, bref je sais sur qui je peux vraiment compter et c'est surprenant de voir combien j'ai d'amis ou de famille chers.
Merci donc à:
Maman, Florian, Céline, Baptiste, Emmanuelle, Audrey, Julie, Franck, Thomas, Thomas (ce n'est pas une erreur de frappe, il y en a 2), Nebojsa, Sophie, Jérémy, Sophie, Alice, Anne-Gaëlle, Scott (pour avoir accueilli Willow chez lui).... et j'en oublie sûrement alors je suis désolée pour ceux-là.
Ca fait chonocoeur!!!
Beaucoup de choses auront changé pour moi cette année mais c'est une révolution necessaire pour me trouver enfin et savoir ce que je veux vraiment dans ma vie.
Et j'ai même plein de projets en cours: les Pas Trop d'Boulot (Madek vient de découvrir qu'elle n'a pas le sens du rythme: pour une percussionniste ça va pas le faire), les cours de chant, le permis (prévu pour 2008 pour ce qui suit), un très probable déménagement (oui encore!) pour Rennes avec mon Ti Boubou des îles pour me rapprocher de la mer et du calme.
Bref je suis pleine d'idées, comme toujours, et après toutes les épreuves que j'aurais surmontées ces derniers temps, je sais que j'y arriverai!!
MAPU EN FORCE!!!!!! September 02 La mer qu'on voit danser.......et boire aussiPour faire fuir la rentrée et la grisaille parisienne, voilà un peu de fun des vacances en vrac...
Après la Tunisie donc, direction Rennes chez Monsieur et Madame Bouinou où Mathieu (alias Berthouille ou Gasper) est venu nous chercher.
A peine montée dans sa voiture j'ai su qu'on allait bien s'entendre. Peut-être est-ce dû à notre humour à 2 balles ou à notre volonté de nous éclater sans nous prendre la tête.
Arrivés à Avranches, Audrey se souviendra de son centre ville gigantesque et de cette bonne formule de la Mie Câline dégustée dans le jardin des Plantes (avec vue sur le Mont St Michel quand même!!).
Premiers rayons de soleil et décidage (oui j'avais envie de changer cette substantivation) de passer l'aprem sur la plage. Coup de fil à Geoffroy et Guillaume pour se rejoindre ("Mais si je suis là! Je lève les bras!!....T'es habillé en blanc c'est ça?....Ah non c'est une dame...").
Sur cette belle plage de Jullouville, Mathieu nous a dévoilé un corps même pas blanc: pire!! Ce qui lui vaudra le surnom de Casper (ingénieuse idée de Geoffroy). Mais cela ne l'a pas empêché de s'éclater avec sa crème en pistolet.... Audrey, de son côté, se contorsionnant sous sa serviette, essayait de se changer. Heureusement que Mathieu faisait "le gay" pour empêcher les voyeurs de se rincer l'oeil.
Bref, après un premier essai de baignade jusqu'aux genoux, Mathieu et moi décidont qu'il vaut mieux qu'on remonte surveiller nos affaires.............La Manche est plus fraîche que la Méditerranée on dirait!
Peu fiers, nous avons bravé la tempête (oui enfin, les vagues gelées quoi) et nous sommes jetés à l'eau entre jeu de ballon et apprentissage du bodyboard. C'est là qu'on se rend compte que quand on est mouillé, c'est dur de rester sur une planche!
Et c'est là toute la beauté des vacances: allongés sur nos serviettes, au soleil, on décide ensemble de ce qu'on va faire le soir. Et là, idée fort originale, le barbecue s'impose.
A peine secs, Bouinou, Gasper et moi filons faire les courses parce qu'en fait, le frigo est vide!! Audrey laissa des lambeaux de pelade sur les sièges de la voiture et moi...comment dire....et bien j'avais les fesses bien mouillées! Cela m'a valu un commentaire déplacé et très hurlé aussi, devant les mémés du coin...
Notre petite soirée commence entre jeunes, doucement, sur fond de salsa et de thon à l'échalote (je ne parle même pas de la vinaigrette faîte avec les moyens du bord, c'est-à-dire sans sel et sans moutarde).
Geoffroy a bien assuré pour le barbecue alors qu'il n'y voyait rien du tout, le pauvre. Heureusement que j'ai eu l'idée (à la fin) de venir l'éclairer à la bougie!
Pour digérer, les musiciens se sont retrouvés autour de la batterie, du djembé et du piano pour des petites impros bien sympas...
Et c'est là qu'on ne peut pas dire que l'alcool ne m'a pas fait effet puisqu'ils ont réussi à me faire chanter. J'ai donc retrouvé toutes mes sensations de jeunesse avec "La Flaca" de Jarabe de Palo...
Sur ces bonnes notes, notre Ti Boubou des îles a eu la "bonne" idée de jouer à un jeu dangereux qui consiste à souffler sur un paquet de cartes posé sur une bouteille. Celui qui fait tomber la dernière carte doit finir son verre......Nous avions prévu deux bouteilles de rhum, ça a failli ne pas suffire!
Les tentatives de déconcentration des adversaires ont été lamentables mais bien drôles, et nous étions dans un piteux état en même pas une heure....C'est beau la jeunesse!!
La nuit s'est finie (sans doute) mais j'avoue que j'ai quelques trous...
Ce que j'ai adoré le matin suivant, c'est qu'en descendant à la cuisine, la tête dans le coltard, je vois Geoffroy, s'affairer, très en forme. Quand je lui demande ce qu'il fait, il me dit "Bah là je range et après je vais faire la vaisselle".......On n'en fait plus des comme ça...Il a été ravi d'apprendre qu'il y avait un lave-vaisselle!
Comme le soleil était toujours là, nous avons vogué (en voiture, musique à fond...jeunes, quoi) jusqu'à la mer.
Nous avons assisté à une scène mémorable: un parapentiste se pose sur la plage, loin de tout le monde, quand soudain un couple surgit et l'engueule. Dix personnes les rejoignent et s'en prennent au mec. L'un d'eux se prend une baffe, nous nous regardons, abasourdis...Y a vraiment des gens qui s'ennuient sur la plage. Quand il a eu rangé son matériel, le pauvre parapentiste revient sur la plage et se transforme en furie insultante vis-à-vis du premier mécontent. Nous avons frôlé la catastrophe et les heures sup' de premiers secours pour Bouinou et moi!
Avant de rentrer, nous avons poussé jusqu'à St Pair pour voir Guillaume et Geoffroy jouer avec les Fonkfarons. Vive les lunettes noires pour se la jouer gueule de bois discrète...C'est là qu'Audrey et moi avons appris que Michel Serrault était mort (à vrai dire, en Tunisie, on n'était pas scotchées à la télévision).
Pour le dîner, et pour finir les saucisses, Gasper nous a fait un barbecue. Au bout d'un moment je me risque jusqu'à lui pour voir où ça en est. Je vois des saucisses crues, des charbons éteints et un Mathieu tout sourire qui me dit "C'est prêt!!...................T'as une poële?".
Le temps s'étant raffraichi, nous prenons l'apéro sur la terrasse mais dînons à l'intérieur. A côté du chat borgne et de la cage du lapin qui mange ses crottes......La maison du bonheur, quoi (Astrid, je rigole!!).
Pour digérer nous décidons d'aller jouer au bowling. Mais comme il avait fallu finir les restes de la veille (solides ET liquides), j'ai eu du mal à tenir la distance, avec un Gasper survolté! C'est d'ailleurs grâce à la gérante du bowling que Casper s'est transformé en Gasper.
En rentrant, nous n'avions pas envie de nous coucher. Petite séance de chants et de danses, si on peut appeler ça comme ça...
Le lendemain, le temps étant maussade, nous louons "Indigènes" chez mon ami de Vidéo Futur sur la célèbre place Patton.
Après, nous poussons jusqu'à Granville. Là, Audrey, soudain très motivée, a couru au Casino. Bon, elle y a perdu 10 euros.....Mathieu aussi......Enfin, c'est l'expérience qui compte.
Puis ce fut le jour du départ, donc grand ménage, machine de linge...Les vacances étaient finies et je devais reprendre le train pour Paris le lendemain.
La chute a été rude puisqu'arrivée dans la capitale, mon djembé sur le dos et mon énorme sac sur le ventre, je me suis demandée ce que je faisais là.
Il faisait gris, j'avais froid, les gens faisaient la gueule, me bousculaient et mon entrain fondait à vue d'oeil.........
Grosse déprime le soir-même devant mon ordi....Mais j'ai été récompensée le lundi suivant. En effet, en arrivant au boulot, j'apprends que je suis de repos les mercredi et jeudi. Tout de suite j'appelle mon père et je saute dans mon petit train de 16h33 pour Caen en sortant du travail mardi après-midi.
La semaine suivante, comme j'ai mon weekend, qu'est-ce-que je fais? Je prends le train pour Avranches dès le vendredi après-midi.
Moi j'aime bien aller sur la plage toutes les semaines!!! Surtout quand je rentre en maillot et avec du sable sur les pieds (ça le fait dans le métro).
D'ailleurs là ça fait une semaine et ça me manque. Surtout que mon moral est en berne, comme si Paris me mangeait, m'avalait dans son stress.
Heureusement que j'ai toutes ces photos pour me dire que quelque part j'ai des amis et des barbecues en devenir.......
August 17 The lastminute vacancesRédigés presqu'au jour le jour, voici mes carnets de voyage de Tunisie en compagnie d'Audrey (Bouinou, Boui-Boui, Ti Boubou des îles).
29/07/07: Premier jour
Après une nuit agitée, nous voilà parties vers Orly pour le 1er vol en avion de Bouinou. Sans le savoir nous avons côtoyé nos futurs compagnons de voyage toute la journée: Marie, Steeve et Benjamin (dans la queue pour retirer nos billets, à l'enregistrement et même derrière nous dans l'avion!!).
Malgré quelques gouttes de sueur et quelques "T'inquiète pas, c'est normal", nous voilà au pays de la chaleur désertique.
Dès notre arrivée, nos jeans nous collent et mes yeux pleurent (à cause du soleil). Nous nous installons dans le car nous emmenant à l'hôtel et déjà Audrey fait une touche. Un vendeur de jasmin vient lui proposer ses fleurs qu'il veut loger "entre les deux belles mamelles" (là, il joint le geste à la parole).
Quand notre car fait son entrée dans la cour de l'hôtel Dar Zakarya, deux animateurs nous attendent en interprêtant la danse de l'hôtel (chorégraphie très élaborée sur "Zaama zaama" de Takfarinas - si vous avez l'occasion d'aller écouter ça...). Déjà j'en repère un qui va me saoûler avec sa gueule de beau-gosse-qui-le-sait.
Effectivement, le soir venu, celui-ci nous rejoint pour nous demander nos prénoms. Et là, scène d'anthologie où Audrey ne comprend pas ce qu'il essaie de lui faire deviner. Jugez plutôt: "Tu conné bizarre?.....".....Silence....."Le mot bizarre....Tu conné?.....Et ben moi c'est pareil avec un N à la place du B....". Là Audrey répond "Quoi?...Lizard?"...."Mais non! J'ai pas dit L, j'ai dit N".. Et ainsi de suite. Moi j'ai bien ri et cette phrase est restée dans notre langage courant.
30/07/07: 2e jour
Dès le matin, et après le buffet de petit déjeuner au bord de la piscine, nous décidons de bouger nos corps blancs (et même très blancs) au cours d'aquagym. Nous avons donc dépassé notre honte pour sautiller mollement dans l'eau à côté des corps bruns et incroyablement bien foutus des Jumelles (petites pétasses de 16 ans canons). Hamzaa nous encourageait de ses "Livez les mains!!"......."Sourissez!!".
A l'heure du déjeuner nous avons décidé d'aller tester la plage privée et son restaurant. Pour Boui-Boui le menu fut "salade turque à 7 euros" (comprendre "salade tunisienne à 7 dinars".....Allez savoir pourquoi, elle s'est beaucoup cru en Turquie...).
Au bout d'une journée de farniente au bord de la piscine et un épisode d'apprivoisement du soleil tunisien, j'ai regardé un serveur du restaurant s'approcher de ma voisine de transat, l'air menaçant, armé d'une assiette. Là, d'un ton sec il lui a dit: "............Veux crrrrêpe?....". J'ai, encore, beaucoup ri (d'ailleurs c'était le maître-mot des vacances).
Avant de dîner nous avons fait un brin de toilette et c'est sur le balcon de notre chambre, en plein silence de recueillement de notre part à toutes les deux qu'Audrey a lâché un: "........J'aime me couper les ongles de pieds.......Ca me détend........". Ravies par cette nouvelle oh combien intéressante, nous avons fait la connaissance de Nicolas et Alexandre, des voisins de chambre qui nous ont présenté les fameux Marie-Steeve-Benjamin.
Tous ensemble nous nous sommes rendus au Pacha Club (boîte en plein air) où l'ambiance était ma foi pourrie, et nous avons finalement atterri au British Pub où j'ai fumé ma 1ère chicha! C'est au cours de cette soirée (qui s'est poursuivie jusqu'à 6h) que nous avons appris que nous avions l'air d'avoir entre 19 et 21 ans....Nous avons été "surprises", ce soir-là, toutes les deux dans des sens différents.
31/07/07: 3e jour
Au bord de la piscine, il m'est tout de même arrivé quelque chose de très incongru: une petite fille qui voulait se servir du transat jouxtant le mien m'a dit "Monsieur?...heu, Madame?"....Qu'on m'appelle Madame je comprends vu mon grand âge, mais Monsieur??!!! Ca lui arrive souvent de voir des Messieurs en bikini??!!
Pour le déjeuner, sur les conseils de nos "amis", nous avons été à la Médina (ancienne ville complètement artificielle remplie de souks et de restaurants). C'est là que nous avons fait nos débuts de marchandage (pas toujours glorieux).
Nous habituant à la chaleur, nous avons passé l'après-midi sur la plage, entre la mer bleu turquoise et le sable tellement brûlant qu'il faut courir pour aller se baigner.
Le soir, nous nous sommes couchées tôt car les 2 jours suivants
étaient consacrés à une excursion dans le sud du pays.
1er/08/07: 4e jour
Levées à 5h, nous avons pris le car dans la nuit pour chercher d'autres touristes, compagnons d'infortune pour les prochains jours.
Là, nous avons fait connaissance avec notre guide, Sadok (nous avions compris "salope" évidemment: se mettre dans le fond présente des inconvénients accoustiques), et notre chauffeur, le roi des chauffeurs: Bafoune (vite surnommé Foufoune).
Après beaucoup de sommeil et de kilomètres (1200 en 2 jours tout de même), nous nous sommes arrêtés à El Jem pour visiter un ancien amphitéâtre romain. Nous avons déjeuné d'un très bon couscous et, après une 10e sieste (et ma tête légendaire de morte-vivante de quand je dors en position assise), nous avons visité un village troglodyte. Là, les hommes creusaient l'habitation dans la pierre puis ne faisaient plus rien tout le restant de leur vie, en laissant à leur femme le soin de gérer cuisine, linge, troupeau et enfants....Nos compagnons mâles ont apprécié...
Petite pause devant le désert de pierre où a été tourné la course en vaisseaux de Star Wars épisode 1: La Menace Fantôme.
A la fin de la journée, nous avons fait escale à Douz pour une balade dans le Sahara, à dos de dromadaire. Pour l'occasion, nous étions affublés de djellabas et de chèches qui ne nous permettaient de nous reconnaître que par les chaussures. Afin de ne pas faire taire les statistiques, Audrey a chuté de son dromadaire à peine dès le début, ce qui a beaucoup amusé le chamelier.
Devant cette étendue de sable extrèmement fin, je me suis prise à rêver et même à entendre la voix du muezzin qui appelait à la prière du soir comme depuis des siècles........zut! ce n'était que la sonnerie de portable du chamelier!
2/08/07: 5e jour
Pour faire pire que le jour précédent, nous avons été levées à 4h du matin afin d'aller voir le lever de soleil dans le Chott El Jérid (désert de sel au pied de l'Atlas).
Nous avons bien caillé pendant 20 bonnes minutes avant que le soleil ne daigne montrer le bout de son nez. Puis, toujours accompagnés de Sadok et ses commentaires soporifiques et Bafoune qui crachait dans le micro pour nous réveiller (mais qui, tout de même nous achetait des bonbons et des pêches), que nous avons repris la route pour visiter une oasis en calèche.
Nous avons rencontrer un cueilleur de dattes de 70 ans qui grimpait à mains nues sur les palmiers (et même sans les mains!).
Voulant éviter le parcours en "4 fois 4", comme dirait Sadok, dans les montagnes, Audrey, un couple de messieurs et moi sommes restés avec Bafoune. Là, contre le règlement et nous faisant promettre de garder le secret, notre chauffeur préféré (gazou officiel de Bouinou durant ce séjour) nous a emmené à Tozeur afin que nous fassions des emplettes.
Je passe sur les 2 mecs relous qui voulaient le numéro d'Audrey et que j'avais envie de frapper...
En revenant au car pour attendre le reste du groupe, nous avons été accueillies par Bafoune, son sourire, son crâne chauve maintenant couvert d'un chapeau de sorcier en paille. Il a fait monter "ses gazelles" bien au frais dans son car avant de s'assoupir (et de ronfler comme un camion).
Après un déjeuner 5 étoiles au milieu de rien, nous avons dormi....heu, roulé jusqu'à Kairouan pour prendre des photos et chanter "Audrey à la Mecque" (pour celles qui se souviennent).
3/08/07: 6e jour
Le matin, nous sommes parties avec nos "amis" au marché de Nabeul. Audrey s'est fait abordée tout d'abord par un tatoueur au henné qui lui dit qu'elle avait "les yeux fidélistes", puis par un vendeur d'épices qui a failli l'agresser!!
L'après-midi fut consacrée à la plage car nous avions du retard côté bronzage.
Comme par hasard nous avons retrouvé Marie, Steeve et Benjamin et nous avons relevé le défi d'aller se baigner dans la piscine de l'hôtel Baya, 5 étoiles et difficile d'accès. Les garçons sont passés devant, nous avons suivi, l'air tout à fait décontracté. Un homme de la sécurité nous suivait pourtant et Marie, très courageuse me dit "C'est toi qui parle!". Mais il en avait après les garçons, donc, la tête haute, nous, les filles, avons traversé le sublime hall pour ressortir côté rue.....
Le soir venu, Audrey et moi devions assister à une soirée berbère traditionnelle. Quelle surprise quand Bafoune est venu nous chercher! C'est chouette de faire les grosses habituées et de lui faire la bise devant tout le monde!
Après une heure de car (et même pas de gros dodo), nous sommes arrivés en haut d'une colline où le repas se déroulait en plein air devant un spectacle: danses "béduines", orientales, charmeur de serpent, jongleur et fakir, le tout sur fond de brick à l'oeuf, couscous, chorba et pâtisseries.
Audrey a eu beaucoup de succès quand il s'agissait d'une désignation de volontaire. Notamment pour le fakir...Tour à tour, elle lui a écrasé la tête dans des bouts de verres, s'est assise sur lui (qui était couché sur une planche de clous) et lui a enfonçé un sabre dans la gorge. Après tous ces durs traitements, il aura quand même demandé si elle ne voulait pas venir lui parler 5 min près des toilettes à la fin du spectacle...
Retour avec notre pote Bafoune et sa "Hhhhoby" ("mon amour" en arabe, surnom qu'il donnait à Audrey).
4/08/07: 7e jour
Le matin, petit tour à la Médina pour nous faire tatouer au henné. Cheville et main pour Audrey, poignet pour moi. Fille du sud, j'ai malheureusement une pilosité assez développée. Du coup, le henné se prenait dans mes poils et je le fais remarquer au tatoueur. Et là, avec son accent, il me dit "Non, chez nous pas poils!! Chez nous c'est goût d'amourrr...". Bah je dois vachement aimer l'amour!!!
Le problème, c'est qu'il fallait attendre 2h avant d'y toucher! Et nous avions prévu d'aller à la plage!
Donc nous avons instauré le "henné power". Ce mouvement réunit toutes les personnes présentant un tatouage au henné pas sec et qui se baignent la main en l'air pour ne pas l'abîmer. Certes, on a l'air con mais c'est pour la bonne cause.
Quand nous sommes rentrées, il fallait bien écrire nos cartes postales durement marchandées. Heureusement que Walid et son air pince-sans-rire était là pour nous donner l'inspiration: "Il fait beau, il fait chaud, y a des chameaux"....Merci Walid. Et d'ailleurs, si Audrey "avait été là une semaine de plus, ils auraient eu une aventure...".
Comme nous partions le lendemain à 3h30 du matin de l'hôtel, nous avons décidé de ne pas nous coucher et de danser toute la nuit (enfin nous avons réussi à prolonger le boulot du DJ de l'hôtel que jusqu'à 00h30...).
5/08/07: dernier jour
Toujours dans le petit matin, et toujours escortées par Bafoune, nous avons rejoint l'aéroport de Tunis, fatiguées, bronzées, et déçues de partir si vite. Bafoune a bien tenté de retenir Audrey par un câlin (et moi de la lui refourguer) mais elle n'a pas voulu....
Une dure journée nous attendait: réveil à Hammamet, déjeuner à Paris et coucher à Rennes....
La morale de ce voyage c'est que nous avons l'air bien plus jeune que nous le sommes, que nous avons l'air bien plus étrangères aussi (tchèques, anglaises, espagnoles, marocaines, japonaises ....!!!) et que quand on est complexée c'est l'endroit rêvé pour se remonter le moral (dragueurs invétérés et physiquement entreprenants...surtout le vendeur de colliers, n'est-ce-pas Audrey?).
Nous avons découvert beaucoup de choses, sur la Tunisie mais aussi sur nous-mêmes. D'ailleurs nous avons poursuivi nos vacances ensembles à Avranches (autre climat, certes, mais soleil et plage tout de même!!). Là aussi nous avons fait des découvertes et avons fait le plein de bons souvenirs, plus ou moins noyés.........................
Merci ma Boui-Boui de tous les temps, mon Ti Boubou des îles!!!
Et aussi merci à Matthieu, alias Gasper, pour ses délires, sa gentillesse, sa conduite motorisée et son St Morêt au thon et aux échalotes.... July 27 De quoi être fière!!!Pour se remonter le moral, rien de tel que de faire la liste des choses dont nous sommes fiers.
A ma grande surprise, j'en ai trouvé beaucoup et ma liste n'est même pas exhaustive!!
Mes diplômes:
- Mon baptême de plongée sous-marine (en CM2)
- Mon tableau d'honneur de danse classique
- Mon Brevet
- Mon Attestation de Formation aux Premiers Secours (en 1ère)
- Mon Bac (aux rattrapages, mais le Bac quand même)
- Mon Diplôme d'Etat d'Infirmière (avec quelques rattrapages par-ci, par-là: ceux du Bac avaient dû me plaire....)
Moi, tout simplement:
- D'être née dans une ville de roi (Versailles - Oui Thomas je le dis à chaque fois mais c'est toujours mieux que Ris-Orangis!!)
- De venir, du côté maternel, du Sud-Ouest (Bordeaux, Lot, Aveyron, Hautes-Pyrénées)
- Mon prénom, même s'il fût lourd à porter pendant toute mon enfance (moqueries jusqu'en 3e tout de même)
- Ma taille (1m72) même si à cause d'elle je sortais toujours du lot (en plus de mon prénom)
- Mes yeux (ce que je préfère chez moi parce que jusqu'ici je ne trouve rien à redire)
- Mon bronzage, quand j'en ai
Mes exploits:
- Mon ascension du pic de l'Arbizon dans mes Pyrénées (2831m: j'aime beaucoup le dernier mètre)
- Mes voyages: Canada, Etats-Unis, Réunion, Guadeloupe, Thaïlande, Tunisie
- Jouer du djembé et l'emmener partout avec moi: en weekend, en vacances...(mes épaules ne me disent pas merci)
- Mon gâteau au chocolat (mais là je n'ai aucun mérite puisqu'il s'agit d'une recette familiale)
- M'être défendue contre la terreur de l'école primaire en lui donnant, j'avoue, dans la panique, un coup de pied bien plaçé
- Repasser (il paraît que je le fais très bien)
- Partir à l'arrache pour mes vacances alors que tout le monde sait que j'aime quand c'est prévu à l'avance
- Qu'on m'ait demandée en mariage cette semaine même si c'était pour rire (merci Nikau ça fait "chaud no coeur")
Mon environnement et mes proches:
- La beauté de mes frères, leurs étonnants résultats et leur persévérance dans leurs vies scolaires et professionelles
- Ma petite soeur très brillante car elle mène d'une main de maître études, tennis, solfège, clarinette, batterie et vie sociale (on ne se ressemblerait pas je me demanderais si elle n'a pas été adoptée....)
- Ma soeur aînée, "la maîtresse", qui chante avec sa chorale
- Ma chatte (Willow) car les gens m'adressent des regards amicaux et attendris quand je suis avec elle dans les transports en commun
- Mon sac Lamarthe, offert par mon frère et sa copine pour mes 24 ans
- Mes copines quand je vais les voir au boulot (oui, la blouse blanche qui fait tout c'est ma copine!)
- Ma ville (Paris), même si j'ai souvent envie de la quitter pour un bord de mer
- D'avoir un amoureux quand c'est le cas...
Je vous conseille donc d'en faire autant car ça fait du bien et on se dit que, mine de rien, on a pas perdu toutes ces années... July 14 Petits riens qui font du bienFinalement, je suis une fille pas si compliquée. Dans la vie il y a des toutes petites choses qui vont me faire du bien, m'accrocher un sourire, me détendre....
En voici quelques unes qui n'ont l'air de rien mais qui changent tout.
Recevoir le texto d'un ami qui me souhaite un bon anniversaire avec un mois d'avance sur la date et un an de retard sur mon âge.
C'est peut-être bête mais ça m'a fait beaucoup rire et ça a duré toute la journée.
Entendre les mouettes le matin pendant que je bosse (oui, il y a des mouettes à Paris, elles remontent la Seine).
L'autre jour elles étaient déchaînées comme si la côte me sommait de la rejoindre à l'instant. Dans ces cas-là je ferme les yeux et j'y pense très fort. Bizarrement, je ne me retrouve jamais sur la plage....
M'offrir un pur moment de luxe et d'égoïsme: au milieu de ma tournée, quand j'en ai le temps, je m'achète un croissant à l'ancienne chez Ladurée et je vais le déguster sur le pont des Arts. Parfois je pousse même jusqu'à la Cour Carrée du Louvre. C'est un moment volé dans la journée et c'est fort agréable!
Marcher dans la rue à 8h le dimanche matin et me croire seule au monde (pas pour mon plaisir, pour le travail). Cela peut aussi être vécu comme glauque puisqu'une question vient juste après: "Pourquoi tout le monde est sous la couette quand moi je suis obligée de travailler?!!".
Avoir des écouteurs qui marchent tous les deux (sans déconner, ça change la vie).
Jouer du djembé (ou tout autre instrument dès que j'arrive à maîtriser un enchaînement). Je ne vois pas le temps passer.....jusqu'à ce que je ne sente plus mes mains et qu'elles soient rouges et gonflées.
Avoir des nouvelles de mes amis, surtout quand ça fait longtemps que je n'en ai pas eu. Par exemple, récemment, j'ai été très touchée d'avoir retrouvé ma meilleure amie de 6e que je n'avais pas vue depuis 12 ans, ou encore d'avoir reçu un message pour mon anniversaire de ma copine Alice qui est en Libye. Ca fait du bien de savoir que les gens qu'on aime pensent à nous...
Me balader quand il fait beau, les mains dans les poches (obligée puisque membre actif du duo les "Pas trop d'boulot"), de la bonne musique dans les oreilles (comme "Shame, shame, shame" de Shirley & Company).
Chanter, partout, tout le temps, fort, doucement, dans toutes les langues, tous les genres.
M'asseoir, me coucher, bref relâcher tous mes muscles et soupirer d'aise (ceux qui ont déjà dormi dans la même pièce que moi connaissent mon fameux "Ah bah c'est bien aussi comme ça!").
Faire pipi quand j'avais envie depuis très longtemps (quand chaque pas devient un supplice pour ma pauvre petite vessie comprimée), boire de l'eau quand ma bouche se déssèche depuis plusieurs heures et que j'ai passé tout ce temps à visualiser un grand verre glaçé, les gouttes glissant lentement contre sa paroi rafraîchissante....Bref, satisfaire un besoin naturel, ce qu'on appelle la jouissance.
Ecouter à fond la Suite pour violoncelle de Bach: je verse ma petite larme presqu'à chaque fois (interdiction formelle de me déranger durant mon écoute).
Etre bronzée, parce que généralement ça veut dire que je suis en vacances...
Sortir d'un concert et me dire "Mais comment j'ai pu attendre aussi longtemps pour vivre ça?!!".
Ecrire mon nom suivi de "IDE" (infirmière diplômée d'Etat pour les non-initiés). J'en ai bavé pour ça! Et j'en suis fière!!......Sauf quand je dois intervenir en cas d'accident de la voie publique...
Somme toute j'ai des plaisirs assez simples. Passer un bon moment avec mes amis vaut bien plus qu'un beau cadeau. D'ailleurs je vous invite, dès que j'aurais emménagé, à passer chez moi, prendre un verre, rester un moment. Vous êtes les bienvenus, quand vous le voudrez (à vous de vous farcir les 6 étages sans ascenseur......Faut la mériter sa Mapu!!). July 08 Musique VS sida: 1-0Hier, après une matinée chargée au boulot, j'ai rejoint tout un troupeau, à l'assaut de l'hippodrome de Lonchamp.
Vous l'aurez deviné, j'ai eu la chance de participer aux Solidays 2007 avec mes soeurs, amatrices de musique au moins autant que moi.
Dès le métro et sa ligne 10, les fameux bracelets rouges se multipliaient. Comme dans un rêve des dizaines de jeunes marchaient d'un même pas et dans une même direction, mi-excités, mi-blasés.
Le soleil, telle une star, s'était fait désirer mais avait enfin fait son entrée sur la plus grande scène: au-dessus de nos têtes.
C'est dans une chaleur humaine et caniculaire que nous avons fait la queue, ponctuée de "Et là t'as pas envie de manger ton sandwich?"...
Une fois mon code-barre validé (il aura fallu au moins 3 tentatives), je me vois donné la permission de faire la queue parmi des centaines de gens, en plein soleil, afin d'être fouillée. Heureusement que Brossard avait eu la bonne idée d'être partenaire du festival et de nous offrir quelques mini brownies pour patienter!
Déjà, les instruments se faisaient entendre, et ma soeur aînée, autre fine oreille de la famille, avait reconnu la contrebasse de Samarabalouf.
Dans une grande hâte (tellement grande que mes soeurs m'ont lâchement abandonnée avec le gros sac sur le ventre, les vestes sur les bras et la bouteille sans bouchon dans la bouche), que nous nous sommes dirigées vers le chapiteau de droite.
Là, épars, des fans en vacances, allongés, dansants, savourant l'herbe de Longchamp (à votre libre interprétation).
Samarabalouf (2 guitares et une contrebasse jouant du jazz manoush) nous ont bien mises dans l'ambiance, plus ou moins dansée......Surtout Céline qui économisait son doigt de pied cassé sous ses chaudes et lourdes Caterpillar..
Puis, d'un commun accord notre groupe s'est scindé en deux: Renan Luce et Superbus.
Je passe ici, et ailleurs, sur les envies, arrêts, queues interminables, odeurs et saletés des toilettes, pour le coup "propre" aux grands rassemblements.
Astrid et moi, donc, avons traversé notre nouveau terrain de jeu jusqu'à Jenifer et ses accolytes. Nous les avons attendus sous un soleil implacable que mes épaules ne risquent pas d'oublier.
Dans une très bonne ambiance, le concert s'est déroulé, entre les tongs qui volent, les refrains hurlés, les sauts pas toujours très contrôlés (encore pardon pour le pied que j'ai écrasé), avec, néanmoins, des interventions des associations pour lesquelles nous étions là, contre cette vilaine boule à pointes.
Toutes ragaillardies par cette performance, Astrid, ma bouteille proche de l'ébullition et moi avons retrouvé Céline un peu par hasard, le point de ralliement étant pris d'assaut.
Un peu déconcentrées par un groupe de percussions absolument énorme, nous avons finalement été dîner au son de M.A.P (très bon groupe aussi).
Qu'il me soit permis de dire que ma soeur a quand même honoré sa région en arborant fièrement le fameux t-shirt que j'ai fait faire pour elle, unique au monde, afin de promouvoir ses Fonkfarons (les gens sont très réceptifs aux t-shirts de groupes dans les festivals....). Je me permets d'ajouter que sans moi la campagne aurait été à moitié gâchée puisqu'elle laissait ses cheveux pendre devant et derrière et qu'on ne voyait que "fonk"....Ok, une fille qui aime le fonk c'est bien mais on s'en fout! Je lui ai donc couru après toute la journée avec un élastique (trop fière de MON oeuvre...je suis vraiment trop forte!).
Pour faire plaisir à ma petite soeur et, j'avoue, par curiosité, nous sommes aller...comment dire.... essayer d'entendre Sum41. Le problème c'est qu'entre les hurlements et les "fuck" (je sais, j'ai rien à dire), il n'y avait que les |